Fiscalité d’un rachat d’assurance vie

Retirer de l’argent d’une assurance vie s’appelle un rachat. Seuls les gains contenus dans le rachat sont imposés, et bien moins après les 8 ans du contrat. Indiquez la valeur de votre contrat, vos versements et le montant du rachat : le simulateur calcule l’abattement, l’impôt, les prélèvements sociaux et le net que vous toucherez.

Votre contrat
Ancienneté du contrat

Comptée depuis la date de souscription du contrat, quelle que soit la date des versements suivants.

Ce que vaut le contrat si vous le fermiez aujourd’hui. Votre assureur l’indique dans l’espace client.

Hors gains, nets des rachats déjà effectués. Votre assureur indique ce montant.

0 si le contrat a été ouvert après cette date. Ces versements suivent l’ancien régime fiscal.

Sert au seuil de 150 000 €, apprécié sur l’ensemble de vos contrats. 0 si vous n’en avez qu’un.

Votre rachat

Jusqu’à la valeur de rachat du contrat pour un rachat total.

Votre situation fiscale

Marié ou pacsé avec imposition commune : l’abattement annuel passe de 4 600 € à 9 200 €.

Votre tranche marginale d’imposition

Le taux d’impôt appliqué à vos derniers euros de revenus. Sert à comparer le taux forfaitaire et le barème progressif.

Net perçu au taux forfaitaire

19 110 €

Sur 20 000 € rachetés, 890 € de prélèvements, soit 4,5 % du rachat.

Montant racheté
20 000 €
dont versements récupérésNon imposés : cet argent l’a déjà été avant d’être placé
15 000 €
dont gains25 % du contrat est constitué de gains
5 000 €
Abattement annuel4 600 € de gains exonérés par an, tous contrats confondus
− 4 600 €
Gains imposables après abattement
400 €
Prélèvements sociaux17,2 % des gains, avant abattement
− 860 €
Impôt sur le revenuTaux forfaitaire : 7,5 % des gains imposables
− 30 €
Net perçu
19 110 €

Taux forfaitaire ou barème progressif ?

Taux forfaitaire (7,5 % d’impôt)

19 110 €

30 € d’impôt + 860 € de prélèvements sociaux

Barème progressif (tranche à 30 %)

19 020 €

120 € d’impôt + 860 € de prélèvements sociaux

Avec une tranche à 30 %, le taux forfaitaire est plus avantageux : vous gardez 90 € de plus.

L’option pour le barème se choisit dans la déclaration de revenus et s’applique à l’ensemble de vos revenus de placement de l’année (intérêts, dividendes, plus-values), pas seulement à cette opération.

Étaler le rachat pour ne pas payer d’impôt

Années civiles nécessaires

2

pour que chaque part contienne moins de 4 600 € de gains

Impôt évité

30 €

les prélèvements sociaux restent dus

L’abattement se renouvelle chaque année civile. En répartissant ce rachat sur 2 années, par exemple une part en décembre et une en janvier, chaque part resterait sous l’abattement : aucun impôt sur le revenu.

Comment fonctionne ce calcul ?

Un rachat est composé de versements et de gains dans la même proportion que le contrat, et seule la part de gains est taxée. Exemple : un contrat qui vaut 60 000 € pour 45 000 € versés est constitué à 25 % de gains. Un rachat de 20 000 € contient donc 5 000 € de gains et 15 000 € de versements récupérés.

Après 8 ans, un abattement de 4 600 € par an (9 200 € pour un couple) s’applique d’abord sur ces gains. Le reste est imposé à 7,5 %, ou à 12,8 % pour la part des versements dépassant 150 000 €, tous contrats confondus. Dans l’exemple, 5 000 € moins 4 600 € laissent 400 € imposables, soit 30 € d’impôt. Les prélèvements sociaux de 17,2 % portent sur la totalité des gains : 860 €. Net perçu : 19 110 €.

Avant 8 ans, pas d’abattement et un taux de 12,8 % : le même rachat coûterait 640 € d’impôt, pour un net de 18 500 €. Dans les deux cas, vous pouvez opter pour le barème progressif à la place du taux forfaitaire, et le simulateur compare les deux.

Les taux utilisés sont ceux en vigueur en 2026. Pour comparer avec le PEA et le compte-titres, consultez le simulateur de fiscalité des retraits.

Questions fréquentes

À partir de quand se comptent les 8 ans ?
Depuis la date de souscription du contrat, quelle que soit la date des versements qui ont suivi. Un contrat ouvert il y a dix ans avec 100 € et abondé l’an dernier a bien dix ans. D’où le conseil d’ouvrir une assurance vie tôt, même avec un petit versement, pour « prendre date ».
Comment fonctionne l’abattement de 4 600 € ?
Après 8 ans, chaque année civile, les premiers 4 600 € de gains rachetés (9 200 € pour un couple marié ou pacsé à imposition commune) échappent à l’impôt sur le revenu. Il vaut pour le foyer fiscal, tous contrats confondus, et se renouvelle chaque année : étaler un gros rachat sur deux années civiles permet d’en profiter deux fois. Attention, l’assureur ne l’applique pas : il prélève d’abord 7,5 % sur la totalité des gains (c’est le « prélèvement forfaitaire non libératoire », une avance), et l’abattement est appliqué dans votre déclaration de revenus du printemps suivant, qui vous rembourse le trop-perçu. Le simulateur affiche directement le résultat final.
Que change le seuil de 150 000 € ?
Après 8 ans, le taux réduit de 7,5 % est réservé aux gains provenant de versements jusqu’à 150 000 €, tous contrats d’assurance vie confondus, versements avant et après le 27 septembre 2017 compris. Au-delà, les gains sont imposés à 12,8 %, au prorata. Par exemple, avec 200 000 € de versements, trois quarts des gains bénéficient du taux réduit et un quart est taxé à 12,8 %. Ce seuil s’apprécie au 31 décembre de l’année précédant le rachat.
Mes versements datent d’avant le 27 septembre 2017, que change-t-il ?
Ces versements suivent l’ancien régime : après 8 ans, leurs gains sont imposés au choix au barème progressif ou à un prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5 %, avec le même abattement de 4 600 € ou 9 200 €, et sans le seuil de 150 000 €. En 2026, tout contrat contenant de tels versements a forcément plus de 8 ans, donc les anciens taux de 35 % et 15 % (contrats de moins de 4 ans et de 4 à 8 ans) ne s’appliquent plus à personne.
Les prélèvements sociaux, comment ça se passe ?
Les gains d’assurance vie supportent 17,2 % de prélèvements sociaux, un taux resté inchangé en 2026 alors qu’il est passé à 18,6 % pour le PEA et le compte-titres. Sur le fonds en euros, ils sont prélevés chaque année directement sur les intérêts ; sur les unités de compte, seulement au moment du rachat. Le simulateur applique 17,2 % à tous les gains rachetés : pour la part venant du fonds en euros, ce montant a déjà été payé au fil des ans, le prélèvement au moment du rachat est donc plus faible que ce qui est affiché.
Faut-il opter pour le barème progressif ?
Après 8 ans, le taux forfaitaire de 7,5 % est plus bas que toutes les tranches du barème sauf celle à 0 %. Avant 8 ans, le barème l’emporte si votre tranche est de 0 ou 11 %, face aux 12,8 %. L’option vous fait aussi bénéficier d’une CSG déductible de 6,8 % des gains sur vos revenus de l’année suivante. Elle se choisit dans la déclaration de revenus et vaut pour tous vos revenus de placement de l’année.
Un rachat ferme-t-il le contrat ?
Un rachat partiel, non : le contrat continue, avec son ancienneté et ses versements possibles. Un rachat total, oui, et l’ancienneté fiscale du contrat est perdue. Si vous avez besoin de presque tout, laissez quelques euros sur le contrat pour le garder ouvert.

Sources officielles

Règles applicables aux revenus de 2026, vérifiées en septembre 2026 sur :